30 noiembrie 2008

Amin Maalouf- Cruciadele vazute de arabi


Excursie in istoria islamului militant unde tonul de lamentare retorica acopera adesea vocea obiectivata a istoricului : civilizatia, orientala si credincioasa, este amenintata de barbarii occidentali. Solutia este jihadul, endorsed, lupta fara mila impotriva infidelilor inamici ai lui Dumnezeu.

In schimb parfum de orient cald, Acra, Ierusalim, Tripoli, Damasc, Bagdad (Harun murise), Antiohia, relatiile dintre rumi (bizantini) si franci (cruciati), selgiucizi (turci) si arabi- dinamic, filmat cu camera in mana. Stilul alert de ziarist prin citare in serie legata a cronicarilor arabi, secvential. Evident, nu este o carte pentru un istoric cat o carte de introducere intr-o paradigma- cruda si directa (vai Kuhn, am lesinat imediat).

Actorii se succed, multe nume, aliante surprinzatoare intre factiuni, principate crestine si diversi begi atabegi locali si, mai ales, caimacul de pe lapte este perspectiva- dinspre est. De la ei incoace, in oglinda, invers.

Am tinut cu rumii (Alex Comneanul and stuff) dar, evident, si-o iau lamentabil de la toata lumea.

pe langa asta

Victorii definitive, uluitoare cu o mana de oameni (cavalerii)-

« aroganta francilor atisese limitele absurdului: la inceputul lunii martie 1118, regele Baudoin, cu exact doua sute saisprezece cavaleri si patru sute de pedestrasi a inceput invadarea…Egiptului. In fruntea trupelor sale reduse a traversat peninsula Sinai, a ocupat fara probleme orasul Farama ajungand pe malurile Nilului in care se imbaiaza, precizeaza glumet Ibn-al-Athir »

O civilizatie cruda in care regula politica elementara este kill or be killed. Este de bun simt sa omori toti fratii la preluarea domniei. Printesa Zomorrod isi omoara fiul pentru a se casatori cu rivalul acestuia.

Barbarii- murdari. Necivilizati. Justitie rudimentara, nu sunt gelosi-deci sunt barbati slabi. Curajul lor e inexplicabil. Au un imam denumit patriarh. Medicina ingrozitoare. Mortalitate infantila masiva.

Satisfactii precise de duminica cu gripa.

Un comentariu:

Anonim spunea...

Le pape Urbain II a lancé la 1ère croisade pour la libération de Jérusalem en 1096. Y ont participé des pèlerins déterminés mais dénués de toute expérience militaire. Ils ont avancé vers l’est sans même savoir quels pays ils traversaient. Comme ils n’avaient pas de vivres, ils pillaient tout sur leur passage et provoquaient ainsi bien plus de dégâts en Occident qu’en Orient. Ces «représentants de la vraie foi» se sont rapidement transformés en une cohorte de vagabonds en loques, sauvages et dangereux. Le roi de Hongrie, pourtant chrétien lui aussi, excédé par les dommages causés par ces va-nu-pieds, les a attaqués pour protéger ses paysans de leurs agressions. Les rares survivants qui sont parvenus à rejoindre la côte turque étaient ainsi précédés d’une telle réputation de barbares, mi-hommes, mi-bêtes, qu’à Nicée les autochtones les ont achevés sans la moindre hésitation.
Par ailleurs, lorsque Godefroi de Bouillon a pris la tête de la croisade des seigneurs pour la libération de Jérusalem et du Saint-Sépulcre, des milliers de chevaliers aguerris encadraient la centaine de milliers de pèlerins. Pour la plupart, c’étaient de jeunes cadets de la noblesse, privés de tout fief en raison du droit d’aînesse. Sous couvert de religion, ces nobles déshérités espéraient conquérir des châteaux étrangers et posséder enfin des terres. Chaque fois qu’ils s’emparaient d’un château, les chevaliers s’y installaient et abandonnaient la croisade. Ils se sont souvent battus entre eux pour la possession des terres d’une ville vaincue. Il y a un paradoxe: afin de mieux arriver à leurs fins, on a vu les nobles occidentaux faire alliance avec des emirs orientaux et combattre d’autres croisés alliés à d’autres emirs, si bien que le moment est arrivé où on ne savait plus qui combattait avec qui, et contre qui, ni pourquoi. Beaucoup avaient même oublié le but originel de la croisade.